Le Verre

En visitant il y a quelques années une exposition exceptionnelle dans le jardin botanique de Miami, j’ai été ébloui par les œuvres exposées en plein air des artistes Chihuly, Botero et Lichtenstein et par l’ampleur que prenaient ces sculptures dans un environnement naturellement magnifique.

C’est à la sortie que j’ai effectué mon premier achat d’une sculpture en verre de Dale Chihuly, connu surtout pour ses oeuvres gigantesques et pour la vivacité de leurs couleurs.

Heureux de mon acquisition je décidai d’approfondir mes connaissances dans le domaine du « Studio Glass », mouvement créé aux Etats-Unis dans les années 1960 par un artiste nommé Harvey K. Littleton. Les œuvres qui se réfèrent au mouvement du « Studio Glass », diffèrent des modes de productions artistiques antérieurs, par le fait qu’elles sont réalisées directement dans les ateliers des artistes et non plus produites dans un cadre industriel.

Pour moi commençait alors la découverte du monde des artistes verriers contemporains en visitant les musées les plus connus dédiés à cet art : Murano, Seattle, Tacoma, Corning, Düsseldorf, pour n’en citer que quelques-uns. Bien entendu ces voyages englobaient également la visite d’ateliers et de galeries d’art situées dans la plupart des grandes villes. La lecture de nombreux livres a complété cette recherche. C’est alors que l’envie me prit de collectionner des œuvres d’art en verre, comme j’avais précédemment eu le désir de créer une collection d’art inuit du Grand Nord canadien.

Aujourd’hui j’ai le plaisir de présenter une partie de ma collection qui regroupe les oeuvres des artistes suivants :

Dale Chihuly, Paul Stankart, Lino Tagliapietra, Yoichi Ohira, Christiano Bianchin, Bernard Dejonghe, Michael Glancy, Marisa et Alain Bégou, Beth Lipman, Greg Fidler, Philip Baldwin, Monica Guggisberg et Giorgio Vigna.

Bernard de Watteville


Quelques propos recueillis à la question : « Qu’est-ce qui vous fascine dans le métier d’artiste verrier ? »

Philip Baldwin :
« La chaleur, la vitesse, la terre liquide d’une sensualité hallucinante, la discipline d’un travail rigoureux… bref, un métier de cœur. »

Monica Guggisberg :
«Le défi de la matière et son potentiel d’interprétation au-delà de son charme de séduction. »

Giorgio Vigna :
« C’est comme jouer avec de l’eau claire et lui donner forme par le feu et le souffle »